Le demi-plan de Poincaré (1882)
Le demi-plan de Poincaré est formé par les nombres complexes de partie imaginaire strictement positive. Il fournit un exemple de géométrie non euclidienne, plus précisément de géométrie hyperbolique.
On considère le demi-plan supérieur :
On munit le demi-plan supérieur de la métrique :
Cette métrique possède une courbure scalaire constante négative :
On se ramène usuellement au cas d'une courbure unité, c’est-à-dire qu'on choisit :
pour simplifier les équations.
Les géodésiques sont les demi-droites (au sens euclidien) verticales :
(en rouge) et les demi-cercles (au sens euclidien) perpendiculaires à l'axe des abscisses :
(en bleu) :
Les matrices de GL2+(ℝ) agissent sur cet espace, par homographies . Plus précisément, soit
un élément de GL2+(ℝ) :
Son action sur un point
du demi-plan est donnée par :
Le flot géodésique sur une variété riemannienne à courbure négative est le prototype de système dynamique à temps continu le plus chaotique qui soit. Pour plus de détails, voir la section « Dynamique chaotique » de l'article « Géométrie hyperbolique ».